Actualités


Le livre du mois – conseillé par le monde Diplomatique (juin 2016)

Expulsions. Brutalité et complexité dans l’économie globale
de Saskia Sassen aux éditions Gallimard
À commander ici ➡︎

“C’est l’envers de « la ville globale » — titre de son fameux essai (Descartes & Cie, 1996) — que Saskia Sassen donne à voir dans ce nouveau livre, desservi par une édition française approximative. La dérégulation financière, depuis les années 1980, a créé de nombreux phénomènes dont l’aboutissement peut se décrire comme une expulsion. Expulsion de secteurs croissants de la population de leur logement, à travers la « crise des subprime » ; de leurs moyens de subsistance, par l’accaparement des terres agricoles ; de leur travail et de leur société, sur le modèle de la Grèce. La vie elle-même est détruite : les exemples de villes et de campagnes empoisonnées par les industries minières, chimiques, nucléaires abondent sur tous les continents et dans tous les systèmes politiques. Les océans sont grignotés par des zones de plastique ou de métaux lourds. Ces mouvements, pour la sociologue, sont une lame de fond, encore invisible, et qu’aucun des systèmes de régulation existants ne semble pouvoir arrêter.”

par Philippe Rivière


Cévennes : scandale de pollution liée aux déchets miniers

Les critiques des opposants aux projets miniers – caricaturés d’anti-tout et de frein au développement économique locale – sont bien fondés. L’État français et les compagnies minières s’évertuent à cacher la triste réalité de l’industrie extractive. Sans une mobilisation citoyenne forte, la santé de tout à chacun passe au second plan quand il s’agit de rentabilité et de spéculation boursière.
Comment pouvons-nous croire aux promesses d’une exploitation minière propre et responsable alors que le passif de cette industrie n’est toujours pas réglé ?

À revoir ici ➡︎

Diffusé dans le JT de 13 de France 2 le 16 juin 2016


Le conseil municipal de Plélauff suit l’avis de sa population !

Lors de la séance du 10 mai 2016 dernier, et suite au débat contradictoire qui s’est tenu le 12 avril, le conseil municipal se prononce à la majorité contre le projet d’exploration sur le PER dit “Silfiac”.
Une bonne nouvelle pour la mobilisation citoyenne qui s’est engagée  dans une campagne d’information pour alerter les populations concernées sur les dangers sociétaux et environnementaux de tels projets. En effet outre le fait que ceux-ci ont été menés sans réelles concertations avec la société civile, l’État et la société Variscan n’hésitent pas à décrédibiliser toute  opposition en usant de caricatures inadmissibles.

Les citoyens qui s’interrogent sur les bienfaits et les promesses du renouveau minier en France et en particulier en Bretagne ne sont pas des “anti-tout”, ni des extrémistes.
Bien au contraire, inquiets de la fermeture des commerces dans ces communes rurales, du chômage endémique qui pousse nos jeunes à quitter nos territoires, des alternatives sont proposées mais pas entendues : lutter contre l’accaparement des terres agricoles en favorisant l’implantation de petites exploitations en bio (2 ha suffisent pour qu’un couple puissent vivre décemment et sans endettement excessif), produire localement pour une consommation locale, encourager l’accueil touristique, notamment le tourisme vert… autant d’activités durables et responsables qui sont incompatibles avec une industrie extractive.

Avec le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité, la préservation de nos ressources hydrologiques devrait être la préoccupation première de nos élus. Le conseil municipal a donc été courageux de prendre cette décision. Sujet à de fortes pressions de la part de la société Varsican Mines qui convoite un hypothétique gisement de germanium sur la mine du Rhun, la raison l’a emportée sur les illusions d’un développement économique d’un autre âge !

Lire le compte rendu de la séance du 10 mai 2016 ➡︎

S.D


logo-Dd

Communiqué de presse

En parallèle de ses actions d’information auprès de la population des 25 communes concernées par le projet minier dit “permis de Loc Envel” accordé à la Société Variscan Mines, le collectif Douar Didoull par l’association Avenir & Vigilance a utilisé les voies juridiques à sa disposition afin de faire valoir les doléances des citoyens.

Trois requêtes juridiques ont été déposées :

La 1ère requête auprès du tribunal administratif de Rennes, ne sera jugée que d’ici un an et demi ou deux et n’a aucun caractère suspensif, porte sur la validité de l’attribution du permis.
Une 2ème requête déposée par plusieurs associations et plaignants (en tout 21) concernait le survol du territoire par des aéronefs équipés de dispositifs pour l’acquisition de données géophysiques. L’utilisation de ces dispositifs émettant des ondes pouvant pénétrer jusqu’à 200 m de profondeur n’a jamais été évalué. Un recours suspensif a donc été déposé auprès du tribunal des référés de St-Brieuc avec une demande d’expertise sur la nature des ondes projetées, d’autant que la société Variscan Mines n’a pas communiqué d’information permettant d’écarter l’hypothèse d’une éventuelle nocivité de ces ondes sur la santé de personnes équipées de pacemaker par exemple. Ce recours a été débouté, le tribunal jugeant qu’il n’était pas compétent en la matière et les plaignants ont été condamné à 4000 € de dommages et intérêts au titre des frais irrépétibles et a plus de 2000 € pour frais d’huissiers.
Du jamais vu ! N’est-ce pas là un signal envoyé par l’institution judiciaire de ne pas attaquer Variscan sinon vous vous exposerez à de lourdes sanctions financières ? Est-ce aussi un message d’avertissement vers d’autres collectifs citoyens luttant contre les projets miniers ?
Le groupe de travail juridique du collectif Douar Didoull réuni avec l’avocat de l’association Avenir &Vigilance aurait aimé plus de précisions quant aux motivations du président du tribunal des référés sur le rejet de la demande d’expertise
Le 3ème recours gracieux avait été déposé auprès de la préfecture de St-Brieuc et faisait état de l’incomplétude du dossier de déclaration de travaux déposé par Variscan Mines et notamment sur les incidences envers la ressource en eau du Trégor. Là encore, nous avons été déboutés par le Préfet.
Est-ce à dire que toute action légale entreprise par des citoyens ou des associations sont vouées à l’échec face à la détermination des pouvoirs publics et de la justice ? Dès lors, comment se faire entendre préventivement face à une industrie invasive et inévitablement polluante ?
Fin mai 2016, le collectif Douar Didoull a remis au sous-préfet de Guingamp une importante liasse signée par des propriétaires et exploitants agricoles de refus d’accès aux propriétés à la société Variscan, représentant 75% du territoire du permis de Loc Envel. Quels moyens Variscan Mines compte-t-elle utiliser pour parvenir à ses fins ?
Plus que jamais nous devons exiger l’annulation de tous les permis de recherche accordés. Non, la Bretagne ne veut pas devenir une province minière !
Nous voulons profiter de ce communiqué pour remercier toutes les nombreuses personnes qui ont participé et contribué à la vente symbolique de parts de la forêt de Coat An Noz qui nous aiderons à payer les frais de justice.

Le collectif de citoyens Douar Didoull (Terre sans trou) – Le 03-06-2016


Logo Maïouri Nature

Lettre ouverte et réponse à l’invitation
des promoteurs du projet de la Montagne d’or

“Il y a peu, les dirigeants de Colombus/Nordgold nous ont invités à rencontrer les délégués à « l’Environnement et au Développement durable » de la multinationale, et ce, dans le cadre de l’étude de faisabilité du projet minier de la Montagne d’or.

Nous n’avons pas jugé utile d’honorer cette rencontre pour les raisons qui vont suivre. Nous leur demandons néanmoins d’enregistrer nos remarques dans le rapport du bureau d’étude international WSP, prestataire du consortium minier, dans le cadre de l’étude d’impact environnemental et social des parties prenantes”…

Lire la suite ➡︎

Communiqué de Maïouri Nature Guyane, le 03/06/2016.


Un rapport qui contredit les affirmations des promoteurs de l’industrie extractive…

Jusqu’à aujourd’hui les opposants aux différents projets miniers en Bretagne et ailleurs en France sont caricaturés comme contestataires radicaux, refusant tout projet de développement économique.

Un rapport vient pourtant d’être publié par L’observatoire des multinationales.
Et celui-ci conforte les inquiétudes exprimés par les nombreux collectifs de citoyens mobilisés contre une industrie d’un autre âge qui tente de se parer d’une image moderne et responsable.

Cette fuite en avant sacrifie nos ressources vitales et notre démocratie aux profits de la rentabilité financière et de la sacro-sainte compétitivité. Pourtant de Salsigne aux mines Andines, le bilan de l’industrie extractive – minière et pétrolière – est désastreux. La violence avec la quelle ces projets sont imposés aux peuples est passée sous silence et très peu de médias s’en font l’echos.
Une certitude : les dégâts environnementaux et les coûts sociétaux sont toujours assumés par la collectivité.

rapport Droit à leau et Responsablitée des industries extractives

Droit à l’eau et industries extractives : la responsabilité des multinationales

À lire aussi :
Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, (Assemblée Nationale, le 18/05/2016)