Actualités

PER de Merléac (22) – Les foreuses arrivent…

Communiqué de presse de Vigi’oust :

Permis miniers : tentative de muselage des associations.

Communiqué de presse de Douar Didoull :

Le Permis Exclusif de Recherches minières (P.E.R.) dit de « Loc Envel », a été accordé le 25 septembre 2015 à la société porteuse du projet, VARISCAN MINES. A l’heure actuelle, suivant les éléments dont nous disposons, les travaux de recherches n’auraient pas encore commencé sur le terrain.

Une des phases du programme de travaux consisterait au survol de nos territoires, à l’aide d’un hélicoptère émettant des ondes (recherche géophysique aérienne par électromagnétisme), permettant de connaître et d’affiner les quantités et la présence des métaux recherchés.

Le collectif DOUARDIDOULL a déposé un recours suspensif au sujet de ces travaux ; le tribunal de grande instance de Saint Brieuc s’est déclaré incompétent à juger ce recours ; le collectif demandait la nomination d’un expert judiciaire qui se serait prononcé sur la nocivité ou non de ces ondes sur la population et les animaux ; cette nomination n’ayant pas été ordonné, il nous apparaît donc nécessaire d’appliquer le principe de précaution car nous avons des éléments en notre possession prouvant la dangerosité de ces ondes

Le pôle juridique du collectif DOUAR DIDOULL, avec les conseils de son avocat, a établi un modèle d’arrêté motivé, pour interdire le survol des communes par les hélicoptères de la société VARISCAN MINES (ou ses sous-traitants), que chaque commune pourra adopter, au sein de son conseil municipal, conformément au code général des collectivités territoriales et à la charte de l’environnement. Ce modèle d’arrêté vient d’être transmis aux maires des 25 communes concernées.

Il ne faut pas que la société VARISCAN MINES entame ses travaux de recherches, car ce permis débouchera automatiquement sur un permis d’exploitation aux conséquences environnementales incalculables, notamment pour la qualité de l’eau.

Nous sommes persuadés, que les municipalités, qui sont opposées à ce permis minier, adopterons cet arrêté, qui mettra la société VARISCAN MINES en difficulté dans sa volonté d’imposer à la population ce projet inutile.

Le 23 septembre 2016.

C’est tous ensemble, élus, collectifs, associations, citoyens que nous pourrons mettre un terme aux agissements néfastes de la société VARISCAN Mines sur notre territoire auquel nous sommes tous attaché.

➡︎ Suivre l’actualité de Douar didoull ⬅︎


Folies Fossiles des Sixties

“Si l’on ne sait rien ou pas grand-chose sur l’histoire du pétrole, on se souvient au moins du premier choc pétrolier de 1973. De cette même époque dans l’Hexagone, les français nés au siècle passé ne peuvent pas avoir oublié la célèbre formule aux relents subtilement racistes ou national-colonialistes de l’élite politique : « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées »
Mais que peut-on dire de la décennie précédente ? Comment les années 1960 s’inscrivent dans l’histoire contemporaine du pétrole ? Ou plus modestement, à l’ère du déclin pétrolier, au moment où les superpuissances s’affrontent au Moyen Orient par djihadistes interposés pour le contrôle des derniers puits de pétrole et face à l’offensive extractiviste sur la roche mère partout dans le monde,  que doit-on retenir d’essentiel comme repère de ces lointaines années ?”

Par Jean-Marc Sérékian

Lire la suite ➡︎


Convergence des luttes contre les projets miniers en Bretagne

Dans le cadre de la 31ème édition de la foire régionale biologique – Biozone 2016
Trois collectifs bretons ont profité de l’occasion pour
continuer le travail d’information de la population.

Un an après que les Permis de Exclusifs Recherches minières (PER) ont été accordés par le ministère de l’économie, la population est toujours en demande d’information notamment sur le PER de Merléac. Alors que les survols en hélicoptère sur ce permis concernant 34 communes sur une superficie de 411 km² ont eu lieu au printemps 2015 et que les foreuses vont bientôt commencer à carotter, nombreux sont ceux qui découvrent encore l’existence de ces projets industriels !

Si les élus et la population sur les PER de Loc-Envel et Silfiac ont manifesté vivement leur opposition, ce n’est pas le cas sur le PER de Merléac où les élus bien conseillés par Variscan Mines et l’état français n’ont pas – ou alors très peu – communiqué sur le sujet.
Or il apparaît que dans l’ensemble de ces communes rurales, les citoyens soient attachés à la préservation de leurs terres agricoles et soient engagés dans un autre modèle économique avec le tourisme vert. Autant d’activités incompatibles avec un projet industriel d’un autre âge.

Plus personnes ne croient plus aux promesses d’emplois, ni aux garanties quant à la préservation de l’environnement déjà mis à mal par 150 années de pillages des ressources naturelles – ayant  pour conséquences la dégradation de nos rivières et  de la biodiversité, si indispensable à l’homme.

La mobilisation s’accentue donc, et il n’est pas dit que Variscan Mines et l’état puisse continuer longtemps à ignorer la volonté citoyenne de participer à ce débat de société.
À l’heure du réchauffement climatique, alors que la disparition massive de la biodiversité n’a jamais été aussi rapide dans l’histoire de l’humanité, des alternatives existent. Elles sont certes moins attrayantes financièrement pour les spéculateurs mais tellement plus raisonnables et responsables pour le bien des générations à venir !

S.D


La société IAMGOLD France réussi sont coup, et risque de mettre en péril la réserve naturelle des marais de Kaw en Guyane française.

Ce que les gouvernements de la droite sarkozyste avait refusé, la “gauche” d’Emmanuel Valls et de Macron l’autorise !

Pendant plusieurs années la société minière canadienne a menée un dure combat contre les opposants à l’exploitation aurifère sur un site hautement symbolique de l’exceptionnelle richesse de la biodiversité guyanaise, les marais de Kaw. Ce projet maintes fois repoussé par des citoyen(ne)s persévérants et attachés à la préservation de l’environnement, vient d’être accordé le 26 août dernier par l’ex-ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, Emmanuel Macron. Nos politiques professionnels ne tarderont pas pour autant, lors des prochaines échéances électorales à nous promettre – main sur le cœur et les yeux dans les yeux – qu’il est grand tant de préserver une biodiversité déclinante et de lutter contre le réchauffement climatique. La France comme de coutume préfère donner des leçons de morale au monde entier en se gardant bien de montrer l’exemple.
Comment peut-on brader ce joyaux amazonien pour de l’or dont 80% sera destiné à la joaillerie ?

Arrêté du 26 août 2016 accordant un permis exclusif de recherches de mines d’or et substances connexes (argent, cuivre et zinc) dit « Permis Maripa » (Guyane) à la société IAMGOLD France, (www.legifrance.gouv.fr, le 26/08/2016)

ALTERNATIVES-PROJETSMINIERS.ORG vous invite donc a soutenir nos amis de Maïouri Nature Guyane qui doit lutter sur plusieurs fronts sur un département français déjà saccagé par plus de vingt années d’exploitation aurifère.

S.D


Le lourd passif d’Umicore et des services de l’état
sur la mine de St Félix dans le Gard (30)

Le 18 juillet dernier, André Picot et Jean-François Narbonne – membres de  l’Association Toxicologique Chimie – ont adressé une lettre à M.Didier Lauga préfet du Gard.

Dans le cadre de l’affaire juridique qui oppose la mairie de St Félix de Pallières (dans le Gard) à UMICORE (depuis la fermeture en 1971, des mines de plomb et de zinc à St Félix de Pallières, aucune opération de dépollution n’a été menée par Umicore et l’Etat) suite à l’effondrement de l’obturation d’un ancien puits (N°1), mis à jour en 2013, un expert judiciaire, M DUPARC, a été nommé par le Tribunal Administratif de Nîmes. A la demande de l’expert, la société AMDE est intervenue sur site en mai 2016 fin de mesurer l’état de pollution initiale des terrains et des eaux superficielles avant la réalisation des travaux de sécurisation géotechnique.

Dans ses conclusions, la société AMDE alerte sur la pollution de la zone étudiée et sur la nécessité urgente d’interdire l’accès dans un périmètre défini autour du puits N°1.
Il est à souligner qu’aucun organisme d’études de la pollution, ICF Environnement entre autre, (qui avait été mandaté par l’Etat en 2012) ayant eu connaissance des mêmes résultats alarmants n’avait lancé d’alerte, comme le prévoit la législation.

Seul, Stéphan Garcia, ingénieur ATC (Association Toxicologie Chimie que préside André Picot) qui était venu à Thoiras, à la demande de ADAMVM, (association de dépollution des anciennes mines de la vieille montagne) commenter les résultats de GEODERIS concernant des analyses réalisées en 2008, avait averti de la nécessite urgente de prendre des mesures de protection, d’informer le public ainsi que de clôturer le site pollué, sans aucun résultat, les autorités n’ayant rien fait.

Cela fait plus de deux mois que l’alerte a été donnée par la société AMDE, que se passe-t-il ? Inertie et absence de réaction de la part de l’Etat, rien, les populations locales et les touristes continuent de s’empoisonner.

Lire le courrier de ATC au préfet du Gard (30)

ANCIEN SITE MINIER Effondrement du PUITS n°1 – 30140 St-Félix-de-Pallières,
(AMDE, le 26/05/2016);

Mission d’expertise Judiciaire – Note sur la dangerosité du site – Nécessité urgente de l’interdiction d’accéder,
(Laurent DUPARC – Géologue Ingénieur Géotechnicien Polytech’Grenoble, le 01/07/2016);

La presse en parle :

Pollution : le courrier d’urgence des scientifiques, (Midi libre, le 25/07/2016)

L’ambiance était plombée, (Le Canard enchainé)