Science asservie et invisibilité des cancers professionnels : études de cas dans le secteur minier en France

« Depuis plus d’un siècle, l’évolution de la recherche en santé publique, en général, et les risques du travail, en particulier, est largement dominée par les besoins et stratégies des industriels. Ceux-ci interviennent, non seulement dans le financement des études menées, mais aussi dans la conception, les objectifs et les méthodologies de ces recherches, parvenant même à instaurer le doute là où la mise en danger est manifeste. Le travail minier fut, historiquement, dès le 19e siècle, l’un des premiers champs d’affrontements politiques et sociaux concernant les enjeux de la santé des travailleurs, tant en Amérique du Nord qu’en Europe ou sur les autres continents. Il le demeure, comme le démontre cet article à propos de l’invisibilité des cancers professionnels de mineurs ayant travaillé dans deux sites miniers français du sud de la France. S’appuyant sur les enquêtes pluridisciplinaires menées par son équipe de recherche en sciences sociales et celles de chercheurs en sciences de la vie, l’auteure s’attache à montrer comment les pratiques d’expertise et de santé publique sont mobilisées, non pas pour la prévention et la réparation des cancers professionnels, mais plutôt dans un processus continu de mise en doute des savoirs qui préserve les intérêts financiers des industriels […]

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Eau et Rivières au CRIR de Belle-Isle-en-Terre

Compte tenue du succès de cette annonce, les inscriptions pour participer à cette rencontre ont du être suspendues. Mais une autre salle a été trouvée pour pouvoir accueillir toutes les personnes désirant assister à cette journée d’information :Salle Cinéma 3 rue des Tilleuls – 22810 Belle-Isle-en-Terre Veuillez-nous en excuser. Journée technique sur l’eau, les recherches et exploitations minières Le jeudi 22 septembre 2016 Télécharger le programme ➡︎

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Le lourd passif d’Umicore et des services de l’état sur la mine de St Félix dans le Gard (30)

Le 18 juillet dernier, André Picot et Jean-François Narbonne – membres de l’Association Toxicologique Chimie – ont adressé une lettre à M.Didier Lauga préfet du Gard. Dans le cadre de l’affaire juridique qui oppose la mairie de St Félix de Pallières (dans le Gard) à UMICORE (depuis la fermeture en 1971, des mines de plomb et de zinc à St Félix de Pallières, aucune opération de dépollution n’a été menée par Umicore et l’Etat) suite à l’effondrement de l’obturation d’un ancien puits (N°1), mis à jour en 2013, un expert judiciaire, M DUPARC, a été nommé par le Tribunal Administratif de Nîmes. A la demande de l’expert, la société AMDE est intervenue sur site en mai 2016 fin de mesurer l’état de pollution initiale des terrains et des eaux superficielles avant la réalisation des travaux de sécurisation géotechnique. Dans ses conclusions, la société AMDE alerte sur la pollution de la zone étudiée et sur la nécessité urgente d’interdire l’accès dans un périmètre défini autour du puits N°1. Il est à souligner qu’aucun organisme d’études de la pollution, ICF Environnement entre autre, (qui avait été mandaté par l’Etat en 2012) ayant eu connaissance des mêmes résultats alarmants n’avait lancé d’alerte, comme […]

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Le 19 juin 2015, ISF SystExt organisait un colloque intitulé « Germinal 2.0 : Et si la France redevenait une nation minière ? »

Au Palais du Luxembourg sous le patronage de Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord. L’ensemble de l’évènement a été filmé et les vidéos sont désormais disponibles. – Table ronde n°1 – L’exploitation minière: un modèle générateur d’impacts – Table-Ronde n°2 – Industriels, traders, politiques, citoyens… qui aura le dernier mot ? – Table-Ronde n°3 – Les impacts des mines : hier en France, aujourd’hui dans le monde… et demain ? – Table ronde n°4 – Quelle pertinence d’une réforme minière en France ? A lire aussi : – Comment sensibiliser et mobiliser aux impacts de l’exploitation minière ? – 12 leviers pour sensibiliser et mobiliser aux impacts de l’exploitation minière Travail effectué par ISF SystExt

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Argumentaire sur les risques liés aux explorations minières

« Le présent document est à destination des citoyens et citoyennes des communes concernées par un Permis Exclusif de Recherches Minières (PERM), tels que ceux demandés par plusieurs entreprises minières en France depuis le début de l’année 2014. Il s’adresse également aux personnes résidant sur les communes alentours, à celles se situant à l’aval des cours d’eau traversant les communes soumises à un PERM, à celles habitant des communes partageant un aquifère avec les communes visées par un PERM. Il s’adresse également aux citoyennes et citoyens qui ont accepté la charge d’administrer nos territoires (élus municipaux, conseillers communautaires, élus départementaux, élus régionaux, …), aux entrepreneurs, aux agriculteurs, souvent sollicités pour avaliser les projets d’exploration, mais moins souvent informés des risques réels de ces opération invasives. Ce document est extrait d’une présentation donnée en conférence à Sainte-Brigitte (56480), dans le cadre d’un événement « Carte blanche à … », organisée le 31 mai 2015. Suite à la demande d’associations de défense de l’environnement et des cadres de vie, la présentation orale a été réécrite, en reprenant les arguments clés et l’iconographie de la conférence. Le texte est libre de droit, et publié sous licence Copyleft « Paternité, pas de modification, pas d’usage […]

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Témoignage et avertissement de Brieuc, docteur en géochimie isotopique, diplômé de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

Une petite précision d’un docteur en géochimie : Il n’y a pas en Bretagne de « nappe phréatique », terme réservé aux couches sédimentaires à peu près horizontales, et renfermant de l’eau, piégée dans une roches poreuse et perméable, entre deux couches de roches imperméables. Ainsi y a-t-il des nappes phréatiques dans le bassin parisien. En Bretagne, on parle d’aquifère fissuré. La roche n’est pas poreuse (comme l’est le sable, par exemple), mais elle est fissurée, fracturée. Et c’est dans ces fractures que se stocke et circule l’eau. Une des conséquence de cette structuration, c’est qu’il n’y a pas de couche réellement imperméable séparant les divers domaines (superficiel et profond par exemple). Ce qui fait que des polluants de surface vont rapidement (quelques années) se retrouver dans les aquifères profonds ; ceci explique que pratiquement tous les forages bretons soient aujourd’hui contaminés (pesticides, engrais, etc), à quelque profondeur qu’on les creuse. Ce qui explique aussi que le gestion de l’eau potable se fait chez nous majoritairement à partir de bassins de surface (barrages) et/ou de forages superficiels (quelques mètres à dizaines de mètres) : en effet, puisque la qualité de l’eau en profondeur est sensiblement la même qu’en surface (à la charge […]

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